Accueil / Équipe
Compétences communes

Mieux se parler.
Mieux travailler ensemble.

Des scénarios pour apprendre la communication, gérer un désaccord et organiser un retour après une situation difficile.

1. Faire une transmission structurée

La structure SBAR sépare situation, contexte, appréciation et demande. Elle aide le destinataire à repérer ce qui se passe et ce qui est attendu. Dans votre rôle, annoncez les faits, l’incertitude et le besoin de relais ; n’inventez pas une évaluation hors de vos compétences.

Scénario fictif à jouer en binôme

« Je vous appelle pour un changement observé depuis 14 h. La personne est plus essoufflée qu’au début du poste. Voici les données dont je dispose. Je suis inquiet et j’ai besoin que vous veniez évaluer la situation maintenant. »

L’observateur vérifie quatre éléments : le changement, le moment, les informations disponibles et la demande. L’émetteur distingue ce qu’il sait de ce qu’il suppose.

Repères : AHRQ — Communication SBAR. Vérification : 3 octobre 2026.

2. Vérifier la compréhension

Pour une consigne importante, le destinataire reformule les éléments essentiels et l’émetteur confirme ou corrige. Dans l’exercice : « Je contacte le référent maintenant et je vous confirme le relais. » Puis : « Oui, c’est bien cela. » Le message est plus fiable qu’un simple acquiescement.

Repères : AHRQ — Check-back. Vérification : 3 octobre 2026.

3. Désamorcer une tension sans s’exposer

Repérez tôt l’agitation, gardez un espace de sécurité et un accès à la sortie. Un interlocuteur principal parle calmement, écoute la demande et propose une option réelle. N’encerclez pas la personne et ne la provoquez pas. Si la menace augmente, mettez-vous en sécurité et activez le dispositif d’aide ; une fiche ne forme pas à l’intervention physique.

Une formulation à adapter

« Je vois que l’attente vous met en colère. Je peux vérifier où en est votre demande. Je veux pouvoir vous parler en sécurité ; je vais demander du renfort si les menaces continuent. »

En simulation, observez le ton, la distance, la clarté de l’option et le moment du relais. Ne cherchez pas à « gagner » l’échange.

Repères : NICE NG10 — Prévention de la violence et désescalade. Vérification : 3 octobre 2026.

4. Traiter un conflit entre collègues

Choisissez un moment où la sécurité immédiate est assurée. Décrivez un fait précis, son effet sur le travail, votre besoin et une proposition vérifiable : « Lors des deux dernières relèves, une tâche est restée sans responsable. J’ai dû la rechercher pendant le poste. Je propose que nous nommions le responsable avant de terminer. Peut-on l’essayer demain ? »

Écoutez la réponse et formalisez un accord simple. Un désaccord d’organisation peut se travailler entre collègues ; des menaces, du harcèlement ou un risque persistant nécessitent les relais institutionnels appropriés. Ne demandez pas à une personne de régler seule une situation de violence.

5. Après un événement difficile

Assurez d’abord les besoins immédiats et les relais. Proposez un soutien volontaire, sans imposer le récit détaillé de l’événement. Un débriefing psychologique systématique centré sur la reviviscence n’est pas recommandé pour prévenir le stress post-traumatique. Une souffrance durable ou importante mérite une évaluation professionnelle.

Un retour d’expérience opérationnel peut examiner les faits utiles, les ressources et une amélioration d’organisation, sans chercher à forcer l’expression émotionnelle. Séparez ce temps de l’aide psychologique confidentielle.

Repères : NICE NG116 — Recommandations sur le stress post-traumatique. Vérification : 3 octobre 2026.

6. Un briefing de trois minutes avant une activité

  1. Nommer l’objectif et les rôles réels.
  2. Repérer les contraintes et les informations manquantes.
  3. Convenir du signal d’arrêt et du circuit d’aide.
  4. Vérifier la compréhension de chacun.
  5. Prévoir un bref retour sur ce qui a aidé et ce qui doit changer.